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Gabon Power Company, et si en bourse passait par investir dans l’énergie…

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Gabon Power Company : investir dans l’énergie de demain peut passer par investir en Bourse aujourd’hui

Par l’équipe AIDBourse | Juillet 2026

Gabon Power Company (GPC) fait partie des quatre sociétés candidates à la BVMAC. C’est une société en phase de développement, portée par des projets d’infrastructure énergétique majeurs et soutenue par les plus grandes institutions financières internationales. Voici ce que l’investisseur particulier doit savoir.

Qui est Gabon Power Company ?

Créée en 2015 par le Fonds Gabonais d’Investissements Stratégiques (FGIS), Gabon Power Company est une société de développement et d’exploitation d’infrastructures de production d’énergie électrique et hydraulique. Sa mission : enrichir le mix énergétique gabonais et soutenir la croissance durable du pays.

GPC opère dans les domaines des études, de la conception, de la construction et de l’exploitation de centrales électriques et d’unités de production d’eau. Elle ne développe pas ses projets seule — elle le fait en partenariat avec des acteurs industriels et financiers stratégiques, sensibles à l’impact social, environnemental et à la réputation internationale des projets.

Avec un capital social de 11,5 milliards FCFA — dont une augmentation de 5 milliards FCFA réalisée en 2022 — GPC dispose d’une assise capitalistique significative pour une société en phase de développement.


Les projets : la vraie valeur de GPC

GPC développe actuellement quatre projets de centrales électriques et un projet hydraulique. Ce sont ces actifs en cours de construction qui constituent l’essentiel de la valeur de la société.

Kinguélé Aval — le projet phare
C’est l’un des plus avancés et le plus emblématique. Cette centrale hydroélectrique aura une capacité de 35 MW et alimentera le réseau national avec 205 GWh par an. Elle couvrira environ 13% des besoins en électricité de Libreville, contribuera au remplacement des capacités thermiques existantes et permettra d’économiser plus de 150 000 tonnes de CO2 par an. Le projet contribuera également à l’électrification de zones rurales comme Andock Foula.

Kinguélé Aval est le fruit d’un accord entre GPC et Meridiam, et bénéficie du soutien financier de l’IFC (bras privé de la Banque mondiale), de la Banque Africaine de Développement, de la Development Bank of Southern Africa et de l’Emerging Africa Infrastructure Fund.

Les autres projets structurants
GPC développe également les projets IPP Owendo, Ngoulmendjim, Dibwangui et Ntoum 7 — un portefeuille qui, une fois en exploitation, positionnera GPC comme un acteur central de la production électrique au Gabon.

En mars 2026, GPC a participé à une table ronde réunissant l’État gabonais, la Banque mondiale, des bailleurs techniques et financiers ainsi que des investisseurs privés, pour examiner le financement de projets hydroélectriques dans le cadre de partenariats public-privé. Un signal clair : les discussions avancent et l’écosystème de financement se structure.


Les chiffres : une société en développement

Les données financières de GPC couvrent les exercices 2020 à 2023. Elles montrent une société qui investit massivement, sans encore encaisser les fruits de ses investissements.

Évolution du Résultat net GPC (2020–2023) — en millions FCFA

Résultat net déficitaire Résultat net positif
RN 2020
+113 M
Dernier bénéfice
RN 2021
-264 M
Début déficit
RN 2022
-368 M
▼ 39% vs 2021
RN 2023
-784 M
▼ 113% vs 2022

Structure du bilan GPC — 2023 (en Mds FCFA)

ACTIF — 26,37 Mds FCFA
Immobilisations financières17,38 Mds
65,9% — participations projets
Actif immobilisé total21,02 Mds
79,7% du total actif
Actif circulant4,61 Mds
17,5% du total actif
Trésorerie nette727 M
2,8% — fortement contractée
PASSIF — 26,37 Mds FCFA
Capitaux propres7,73 Mds
29,3% — vs 96,8% en 2020
Dettes financières LT12,05 Mds
Gearing 156%
Passif circulant6,28 Mds
+1 622% vs 2022
Dividendes versés0 FCFA
Aucun dividende depuis création

Le déficit se creuse chaque année. Ce n’est pas un signal d’alarme en soi — c’est la mécanique normale d’une société de développement d’infrastructure : on engage des charges avant que les projets n’entrent en exploitation et ne génèrent des revenus.

Un signal à noter cependant : le chiffre d’affaires issu des ventes de services, qui avait atteint 787 millions FCFA en 2022, est retombé à zéro en 2023. Le bilan reflète fidèlement la phase dans laquelle se trouve GPC : 79,7% de l’actif est constitué d’immobilisations — essentiellement des participations dans les sociétés de projet. La dette est élevée — 12 milliards FCFA — et la trésorerie s’est fortement contractée, passant de 3,9 Mds en 2022 à 727 M en 2023. La solvabilité à 29,3% est en forte baisse par rapport aux 96,8% de 2020 — conséquence directe de la montée en charge de la dette. Aucun dividende n’a été versé.


Le tournant attendu : 2026-2027

GPC l’a annoncé clairement : les premières recettes significatives sont attendues à partir de 2026 et 2027, grâce à la mise en exploitation des sociétés de projet Nyangou (IPP Mayumba) et Asonha Énergie (Kinguélé Aval).


Les questions que l’investisseur doit se poser

1. Le calendrier 2026-2027 sera-t-il tenu ?
Les projets d’infrastructure énergétique prennent régulièrement du retard — pour des raisons techniques, réglementaires ou de financement. La question n’est pas de savoir si GPC va générer des revenus, mais quand. Chaque mois de retard aggrave le déficit et allonge le point mort.

2. Comment la dette sera-t-elle remboursée ?
Avec 12 milliards FCFA de dettes financières et une trésorerie de 727 millions, la marge de manœuvre est étroite. Les revenus des projets en exploitation devront couvrir à la fois les charges d’exploitation, le service de la dette et, à terme, rémunérer les actionnaires.

3. Quel sera le prix à l’IPO ?
Valoriser une société en déficit chronique mais porteuse d’actifs stratégiques est un exercice complexe. La valeur de GPC ne se lit pas dans ses comptes actuels — elle se lit dans la valeur actualisée de ses flux futurs. Le prospectus devra proposer une méthodologie de valorisation claire et crédible.

4. Quel pourcentage du FGIS sera offert au public ?
GPC est une filiale stratégique du fonds souverain gabonais. L’État acceptera-t-il de diluer significativement sa participation ? Le flottant déterminera la liquidité du titre et l’attractivité pour l’investisseur particulier.


GPC est une valeur de conviction à long terme . Pour l’investisseur qui comprend les cycles d’infrastructure, croit au potentiel énergétique du Gabon et accepte un horizon de 5 à 10 ans, le dossier mérite d’être suivi de près.


Chez AIDBourse, on suit ce dossier de près. Dès que les dates, le prix de souscription et les conditions d’accès sont connus, vous serez les premiers informés.

— L’équipe AIDBourse


Ce contenu est produit à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement. Tout investissement comporte des risques, y compris la perte du capital investi.

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